Grève à la SÉPAQ : les pêcheurs de l’Outaouais se tournent vers les pourvoiries
La grève dans plusieurs réserves fauniques de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) pousse des clients à se tourner vers des fournisseurs privés, ce qui peut représenter un manque à gagner pour la société d'État. En Outaouais, les réserves La Vérendrye et Papineau-Labelle ont été fermées ces trois derniers jours en raison du débrayage des membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ). La grève des employés de la Sépaq a un impact sur les activités liées à l'ouverture de la pêche dans la réserve faunique La Vérendrye. Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry Le conseiller à la boutique Techniques chasse et pêche de Gatineau, Richard Binet, constate que la grève des employées de la SÉPAQ a peu affecté les passionnés de la pêche, qui ont plutôt décidé de se tourner vers des pourvoiries en ce début de la haute saison. Le commerçant craignait des conséquences pour son commerce plus tôt cette semaine. Richard Binet est conseiller à la boutique Techniques chasse et pêche à Gatineau Photo : Radio-Canada / Félix Pilon Le grand perdant de ce conflit? De son côté, Francis Rivest, partenaire à la boutique Coureur des bois à Gatineau, s'inquiète d'une possible hausse des prix des forfaits de chasse et de pêche. Il redoute que le manque à gagner de la SÉPAQ ce printemps, entraîne une augmentation des tarifs pour l'automne. Samedi après-midi, la SÉPAQ n’avait pas répondu aux demandes de Radio-Canada. Selon le président régional au SFPQ pour les régions des Laurentides, Lanaudière et l’Outaouais, les employés de la société d’État gagnent en moyenne 17 $ de l’heure. Nicolas Leduc-Lafantaisie raconte que des travailleurs de la SÉPAQ font recours à des banques alimentaires, alors qu’ils œuvrent dans le secteur public. Quant à lui, Le SFPQ milite notamment pour de meilleures conditions salariales. Si les négociations n’aboutissent pas, le syndicat n’écarte pas la possibilité de déclencher une grève illimitée. Nicolas Leduc-Lafantaisie, président régional au SFPQ pour les régions des Laurentides, Lanaudière et l’Outaouais. Photo : Capture d'écran Radio-Canada La convention collective à la SÉPAQ a pris fin en décembre 2023, alors que les employés avaient voté en majorité en faveur de moyens de pression pour faire débloquer les négociations avec la partie patronale. Une entente n’a toujours pas été conclue entre la SÉPAQ et le SFPQ, qui représente quelque 2500 travailleurs, dont 120 membres en Outaouais Un conciliateur sera nommé prochainement pour dénouer l’impasse dans les négociations. Avec les informations d’Anne-Charlotte Carignan et de Félix Pilon
La ligne à l’eau aux pourvoiries
Il y a certaines personnes qui ont décidé d’aller au réservoir Baskatong. [...] C’est aussi bon que le parc de La Vérendrye
, affirme-t-il.
Au bout de la ligne, c’est le gouvernement qui va perdre
, clame M. Binet.Aucune entente entre le SFPQ et la SÉPAQ
c'est du non-sens
.
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